Le Baobab : l’une des ressources naturelles de Madagascar

Madagascar est très réputé pour la richesse de sa biodiversité et de ses ressources naturelles, caractérisée par un taux élevé d’endémicité de sa faune et de sa flore en le classant parmi les hot-spot de la biodiversité mondiale. Une grande île la plus riche au monde lorsqu’on parle de ressources naturelles.

Le baobab et ses caractéristiques

Par définition, le Baobab reconnu scientifiquement sous le nom «Adansonia » est un genre d’arbres de la famille des Bombacaceae suivant la classification classique, et « Malvaceae » sur classification supérieure. Le baobab émerge de la savane et est caractérisé par sa résistance aux  chaleurs intenses. Il peut mesurer 40 mètres de haut et vit très vieux. Madagascar possède la plus grande diversité de baobabs dans le monde, une diversité qui ne peut être trouvée nulle part ailleurs.

Le baobab est un des emblèmes de la flore malgache, présent surtout dans la partie ouest de l’île. À l’intérieur des terres, au bord de la mer ou le long d’un fleuve, les baobabs créent de splendides paysages. Le plus célèbre reste l’Allée des baobabs, composée d’une douzaine d’arbres d’une trentaine de mètres, située à 19 km de Morondava.

Parmi les six espèces de baobab de Madagascar, celui de Grandidier, Adansonia grandidieri, est la plus reconnue. Elle est utilisée par plusieurs agences touristiques pour promouvoir la destination Madagascar. L’Allée des Baobabs, une population d’Adansonia grandidieri à Morondava, est ainsi parmi les destinations touristiques les plus prisées à Madagascar. Au niveau national et dans la Région Menabe, le baobab de Grandidier est connu sous le nom Reniala – mère de la forêt.  Le Sud, très connu par son climat aride presque toute l’année, cette partie de l’ile se caractérise par une chaleur intense et la manque de pluie. La température maximale qui a été enregistrée était de 43°C.et cette région de l’Ile reçoit de pluie très rarement. Mais ce qui attire de plus en plus les touristes c’est la biodiversité de sa faune qui est unique au monde

Parmi les six espèces de baobab de Madagascar, celui de Grandidier, Adansonia grandidieri, est la plus reconnue. Elle est utilisée par plusieurs agences touristiques pour promouvoir la destination Madagascar. L’Allée des Baobabs, une population d’Adansonia grandidieri à Morondava, est ainsi parmi les destinations touristiques les plus prisées à Madagascar. Au niveau national et dans la Région Menabe, le baobab de Grandidier est connu sous le nom Reniala – mère de la forêt.  Le Sud, très connu par son climat aride presque toute l’année, cette partie de l’ile se caractérise par une chaleur intense et la manque de pluie. La température maximale qui a été enregistrée était de 43°C.et cette région de l’Ile reçoit de pluie très rarement. Mais ce qui attire de plus en plus les touristes c’est la biodiversité de sa faune qui est unique au monde

Les valeurs et vertus des baobabs :

De son nom vernaculaire « Malagasy Reniala », signifiant « Mère de la forêt« ; A. grandidieri est le centre de superstitions et folklores dans sa zone de distribution naturelle. Plusieurs pieds sont considérés comme sacrés, des cérémonies particulières y sont menées pour demander des grâces ou d’autres demandes spécifiques.

Outre cette valeur culturelle, les différents organes d’A. grandidieri sont utilisés à différentes fins par la population dans la Région Menabe comme :

1) Les Fruits : Considérés comme riches en calcium, les fruits de baobabs sont consommés directement ou transformés en jus. Les fruits et les jus qui en sont produits se vendent sur les 16 marchés locaux et sont actuellement exportés vers les autres régions de Madagascar, comme la capitale Antananarivo, et constituent ainsi une source de revenue pour les acteurs de la filière. Un baobab produit en moyenne 200 kg de fruits mais la production en est très fluctuante voire même absente certaines années. En effet, la croissance en hauteur des baobabs est de l’ordre de 0,8 à 2 m par an.

2) Les Écorces : de fines lanières appelées localement « hafotsy » sont dérivées de l’écorce de A. grandidieri. Ces lanières servent à la production de cordes utilisées dans l’artisanat, la construction de maison et pour haler les zébus (hosy). Les cordes fabriquées à partir des écorces de baobabs sont considérées plus résistantes et de meilleure qualité que les cordes en nylon.

3) Le Tronc : la moelle du tronc, appelée localement ‘Vorika’, est utilisée pour la toiture des maisons. Outre que l’arbre du baobab est un formidable réservoir d’eau pouvant retenir jusqu’à 100.000 litres qui peut être récupéré dans son tronc sans détruire l’arbre, à l’exemple : dans le sud du pays, sur le plateau de Mahafaly, les villageois d’Ampotaka qui les utilisent les troncs pour faire face à la saison sèche.

4) La pulpe : est un super-aliment. Elle est utilisée dans la médecine traditionnelle pour combattre la fièvre, les douleurs et la diarrhée. Elle est riche en vitamine B1, B2, B3, en calcium et surtout en vitamine C : 2500 à 3000 mg/kg, soit six fois supérieure à celle contenue dans une orange. Elle peut être utilisée pour faire du nectar de baobab, de la confiture de baobab (goût proche du lait de coco), du concentré de pulpe de baobab, etc. Transformée en poudre, elle peut servir pour faire du jus de baobab ou du smoothie de baobab. Elle contient des acides qui peuvent être utilisées pour faire coaguler le lait pour faire du yaourt. A Madagascar, elle est très connue pour ses vertus anti-rides dans le cosmétique à base de plante. Enfin, dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brûlée pour fumiger les insectes qui parasitent le bétail domestique.

5) Les graines : sont également comestibles et se révèlent être très huileuses. On peut donc produire de l’huile avec les graines de baobab. Celle-ci possède des vertus nourrissantes, régénérantes, adoucissantes et apaisantes. Les graines de baobab peuvent servir dans la préparation de bouillons de soupe. Elles sont de couleur jaune avec une texture fluide et soyeuse. L’odeur et le goût se rapprochent de la noix. Elle est également antiallergique et anti-inflammatoire.

La conservation de la biodiversité de Madagascar

Actuellement, les espèces de baobabs sont évaluées comme étant en danger à cause des exploitations. De ce fait, l’espèce pourrait à terme disparaitre si aucune action de conservation n’est entreprise avec des impacts environnementaux, socio-économiques et culturels majeurs. C’est pourquoi, une mise à jour de la stratégie pour la conservation du baobab de Grandidier, Adansonia grandidieri et des autres espèces de baobabs de Menabe qui a été élaborée par  plusieurs entités (ONG, associations, groupes) dans le but de la conservation de la biodiversité Malagasy et l’avenir socio-économique de la région Menabe et l’ensemble du pays. La mise en œuvre de cette stratégie de conservation ne réussira que si nous travaillons pour relever les défis qui nous attendent.

Les baobabs sont des plantes emblématiques, ils symbolisent le caractère unique de la biodiversité de Madagascar dont leur conservation est une tâche collective qui exige la participation de tous !